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DÉCONFINEMENT : LE CHR & L’APRÈS 11 MAI…

Mis à jour : mai 15

Hôtels et restaurants, préparer l’après 11 Mai

Cette période de confinement, synonyme de fermeture pour les hôtels et restaurants, ne sera pas sans conséquence sur le quotidien des gérants d’établissements et de leurs équipes.

Une chose est sûre : le retour à la normale ne sera pas pour tout de suite… La réouverture va nécessiter la mise en place d’une autre organisation et d’une nouvelle gestion des employés, sans oublier l’aspect légal directement lié à la réouverture… Préparer l’après 11 Mai ne coulera pas de source !

Mais il y a un enjeu peut être encore plus grand : celui de revaloriser un secteur trop souvent jugé peu attractif.



De nombreux changements à prévoir

Cette épidémie de COVID-19 va impacter la manière de travailler de tous les salariés. Les employeurs doivent d’ores et déjà anticiper l’ouverture de leur établissement en mettant à jour leur Document Unique de Prévention des Risques Professionnels.

Selon leurs possibilités, certaines entreprises pourront :

· organiser des horaires de travail décalés,

· instaurer des roulements d’équipes,

· mettre en place des sens de circulation dans les locaux,

· organiser le télétravail sur quelques jours,

· appliquer le protocole sanitaire garantissant la santé et la sécurité des salariés et des clients,

· planifier la prise de congés anticipés...


Une nouvelle vision des métiers de l'hôtellerie-restauration.


Mais au-delà des changements qui touchent principalement l’organisation interne, le secteur de l’hôtellerie-restauration devrait profiter de cette période pour retrouver son attractivité. Cela passe notamment par la revalorisation de ses métiers.


Durant cette crise sanitaire, tout le monde a pu compter sur les cuisiniers, serveurs, plongeurs, agents de nettoyage qui ont démontré leur utilité et apporté leur contribution aux personnels soignants en leur cuisinant et livrant des plateaux repas. Tout ce personnel qui a affronté chaque jour le virus doit enfin être reconnu.

Or, durant de nombreuses années, nos métiers ont été souvent méprisés ou boudés.

Il serait peut-être temps de récompenser nos salariés à la hauteur de leur engagement. Cela peut passer par d’éventuelles gratifications financières comme des primes défiscalisées, mais avant tout par une revalorisation de salaire, de nouvelles conditions de travail, d’emploi et de formation.



Plus de place au collectif

Comme dans beaucoup d’autres secteurs, les salariés des métiers de la restauration et de l'hôtellerie sont souvent mis de côté. Peu inclus dans le processus de décisions et sans réelle autonomie, les salariés ne profitent pas de la force d’un collectif. Si le secteur de l’hôtellerie-restauration veut vraiment redevenir attractif, la priorité va donc être de savoir créer des collectifs de travail pour faire émerger une nouvelle dynamique, un nouveau fonctionnement d’équipe et enfin permettre aux salariés de participer à la vie de l’entreprise. L’objectif étant de donner un sens au métier qu’ils exercent. Pour y parvenir, il va donc falloir que les salariés soient mis sur un mode plus participatif par leurs dirigeants.

A la reprise, les salariés devront jongler avec des contraintes professionnelles et personnelles, ce qui est loin d’être évident pour nombre d’entre eux. Voilà pourquoi il est essentiel que les employés soient parties prenantes des discussions sur la reprise et la poursuite de l’activité. Il faudra s’habituer à prendre en compte leurs observations et leurs analyses. C’est seulement au travers de cette participation que nous aurons des collaborateurs engagés et rendrons nos métiers attractifs.


De nouveaux modes de management

Depuis quelques années, les salariés émettent le souhait et l’envie d’obtenir plus d’autonomie, de disposer de plus de marges d’action. Il est temps de repenser le management, car cela ne signifie pas que la supervision disparaît. Il s’agit désormais de guider et d’accompagner les salariés dans leurs nouvelles fonctions.

Outre les primes et bonus exceptionnels, d’autres possibilités existent. Nous devons, d’une part, revoir le niveau des rémunérations et, d’autre part, mettre en place des rémunérations variables selon des objectifs à déterminer en collaboration avec nos salariés, comme peuvent déjà l’avoir certains directeurs et managers. Et même si le sujet des rémunérations dans le secteur de CHR est extrêmement sensible et se heurte souvent au coût du travail lui-même, il ne doit pas être éludé.



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